Quels sont les risques des SCPI ?

La plupart des investisseurs préfèrent l’immobilier indirect au direct. En effet, ce dernier requiert une mise de fonds importante pour investir. L’acquisition est limitée à un seul type de bien.

En revanche, les fonds de placement en immobilier indirect accordent un ticket d’entrée faible. Cela lui donne pourtant la possibilité d’accéder à un ensemble de biens immobiliers très diversifiés et de qualité.

En toute évidence, l’immobilier indirect par le travers des SCPI est un véhicule de placement fiable, performant et sécurisé. Une appréciation toutefois relativisée par les risques qu’elle présente.

Car malgré toutes les perspectives qu’elle offre, la réalité peut prendre d’autres tournures au moment où l’on s’y attend le moins.

Diminution des recettes locatives

Dans cette partie, tous les critères d’évaluation doivent être considérés pour avoir un meilleur jugement du rendement. Si on ne prend pas forcément en compte la mauvaise gestion, le niveau d’occupation joue par contre un rôle inévitable en tant que composante du rendement.

Le taux d’occupation financier (TOF) permet de déterminer l’importance de la SCPI en termes de revenus locatifs. Ce ratio est assimilé aux loyers encaissés ou encaissables par la SCPI.

Il existe plusieurs cas de figure pouvant affecter la performance de ce TOF :

  • Variation de l’indice des loyers
  • Baisse du montant global des loyers perçus par la Société de Gestion
  • Impayés
  • Taux de vacance élevé

Difficultés à revendre les parts de SCPI

Les transactions sur le marché secondaire ne sont pas toujours réalisées dans les conditions espérées par le souscripteur. Si les flux acheteurs sont inférieurs aux flux vendeurs, l’investisseur aura du mal à écouler ses parts.

Au moment de les vendre, l’investisseur ne trouve pas forcément un acquéreur. Et s’il en trouvait, il pourrait être contraint de la céder à un prix bas. En gros, la liquidité du marché est associée aux fluctuations des taux d’emprunt des banques et de l’évolution du marché.

Des parts de SCPI non valorisées

De la même manière, le capital d’une SCPI n’est pas garanti. La valorisation des parts est tributaire de la conjoncture immobilière. Elle suit les tendances haussières et baissières du marché qui lui est très volatil. Dans le cas où la valeur est en baisse, cela pourrait induire une perte de capital.