4 critères à analyser avant d’acheter des parts de SCPI

Le redressement économique en France et en Europe engendre une croissance intensive de l’investissement. Combiné à une reprise progressive du marché immobilier, les transactions semblent s’améliorer. Il est grand temps d’investir dans l’immobilier locatif.

Si l’investissement en immobilier direct et autres plans d’épargne immobilière se profilent sous d’heureux auspices, les SCPI l’emportent sur tous les tableaux. Apport faible, patrimoine diversifié, risques mutualisés et rendement confortable. Tous ces éléments jouent au profit de l’épargnant.

Mais attention à bien analyser chaque SCPI afin de savoir laquelle est la plus adaptée à ses stratégies d’investissement. Il apparaît autant clair que les risques liés à ce placement sont nombreux et qu’il faut les examiner minutieusement pour pouvoir prendre les mesures appropriées.

Le Taux de Distribution sur Valeur de Marché (TDVM)

Le TDVM est un indicateur de performance d’une SCPI. Assimilable au rendement, il exprime le montant en pourcentage du dividende brut et de la valeur moyenne d’une part sur l’année écoulée. Pour information, les SCPI de rendement ont affiché un TDVM moyen de 4,60% contre 4,85% en 2015 et 5,08% en 2014.

Pour évaluer la performance de l’investissement, ce ratio doit être pris en compte. Cela dit, ce n’est pas le seul critère qui puisse certifier la qualité de la SCPI. Dans certaines circonstances, il peut même prêter confusion quant à la performance réelle. C’est par exemple le cas d’une diminution des revenus locatifs entraînant une diminution du prix des parts sur le marché secondaire, afin de créer un rendement alléchant. Mais la réalité en est tout autre.

La capitalisation

Cet indicateur représente la taille de la SCPI ou sa valeur sur le marché. Une SCPI réalisant une capitalisation importante est en mesure de diversifier ses actifs. Et donc, de réduire les risques liés à la défaillance d’un ou plusieurs biens.

Le taux d’occupation

Il peut s’agir du taux d’occupation financier ou physique. Mais le TOF traduit plus l’attente en matière de rentabilité. C’est en fait, le rapport entre les loyers encaissés par la SCPI sur les loyers qu’elle pourrait encaisser si la totalité des locaux étaient occupés. En d’autres termes, plus le TOP est élevé, plus le TOF est important.

Le Report A Nouveau (RAN)

Ce ratio est peu considéré par les investisseurs. Et pourtant, il ne doit pas être négligé. Il s’agit d’une partie des recettes locatives et des plus-values placées en réserve pour compenser une éventuelle baisse de rendement en cas de vaches maigres.